Les objectifs de ces recommandations sont :

–          Restaurer une équité sociale dans la sélection des étudiants en masso-kinésithérapie ;

–          Contribuer à une démographie optimisée des kinésithérapeutes dans les territoires de santé, par une sélection régionale ;

–          Proposer des études conformes aux données actuelles de la science et aux besoins de la population qui garantissent la qualité des soins et la sécurité des patients ;

–          Revaloriser le parcours de formation et mettre en œuvre des compétences spécifiques à la profession.

I- L’ACCES AUX ETUDES

Pour des raisons d’équité sociale, le conseil national préconise de (1) supprimer la sélection par le concours statutaire d’entrée dans les IFMK, institué par l’arrêté du 12 décembre 1987 et (2) d’intégrer dans les études, une première année universitaire de formation.

Cette première année universitaire de formation aurait pour support principal la PACES au sein des composantes « santé » des universités.

Les UE de la première année universitaire de formation seraient celles du parcours universitaire habilité sur lequel s’adosse la formation (exemple PACES). Les UE utiles au développement de compétences en lien avec l’exercice de la masso-kinésithérapie pourraient être assurées par les IFMK.

II- LA SELECTION

L’université a la responsabilité pleine et entière de la validation des UE et des semestres puis de l’obtention des crédits. Les UE assurées par les IFMK seraient co-validées par un jury mixte (membres de l’université et membres de l’IFMK).

De façon complémentaire, un entretien oral pourrait notamment permettre de vérifier les motivations et les capacités psychotechniques des candidats.

III- LA CONVENTION IFMK-UNIVERSITE

Afin d’assurer une transparence de l’offre de formation, tous les IFMK d’une région devraient obligatoirement être conventionnés avec une ou, le cas échéant, plusieurs universités (ou Pôles de Recherche et d’Enseignement Supérieur ou PRES) de la région proposant une première année universitaire de formation.

Cette convention comprendrait des clauses-types nationales qui garantiraient une équité sociale dans la sélection des étudiants en masso-kinésithérapie.

IV- LA FORMATION PROFESSIONNELLE EN IFMK

Pour répondre aux besoins de santé publique, le conseil national préconise d’adapter la réglementation des études et le programme afin que les masseurs kinésithérapeutes bénéficient d’une formation de niveau master pour leur permettre d’acquérir et de mettre en œuvre des compétences nécessaires à la qualité des soins et à la sécurité du patient.

V- LE DIPLOME

La formation est sanctionnée par un diplôme d’Etat (diplôme d’exercice). Ce diplôme devrait être reconnu à un niveau de grade master, conformément aux dispositions de l’arrêté du 25 avril 2002 relatif au diplôme national de master.

VI- LES PRATIQUES AVANCEES

Le conseil national considère que les pratiques avancées ne devraient pas aboutir à un morcellement de l’exercice. Des masters 2 recherche en masso-kinésithérapie devraient être fondés sur les grands champs de la profession.

L’utilité sociale de ces masters 2 recherche serait de réaliser des études et de produire des résultats qui permettraient de conceptualiser, de développer, d’éprouver, d’étayer et de réguler des pratiques avancées en masso-kinésithérapie au service de la sécurité du patient et de la qualité des soins.

VII- LA DISCIPLINE

Les diplômes de masters 2 recherche devraient être délivrés par une discipline. Cette discipline centrée sur une pratique sociale aurait pour objet d’examiner et de mettre en questions les pratiques avancées de masso-kinésithérapie pour garantir la sécurité du patient et la qualité des soins. Cette discipline se concrétiserait par la création d’une section de CNU dérogatoire (à l’instar des sections médicales, de pharmacie et d’odontologie) adossée à une section existante.

Pour lire le document complet Recommandation CNO